Calendrier
Évènements
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De choses à êtres sentients : 10 ans après la réforme du droit animalier @ Cinéma De Sève, suivi d’une réception dans le Lobby du Pavillon McConnell (la bibliothèque) de l’Université Concordia
15 Mai – 16 Mai Jour entier
Ce premier colloque de l’Observatoire québécois de droit animalier organisé en collaboration avec le Social Justice Centre de l’Université Concordia et le Centre de recherche en éthique (CRÉ), avec l’appui de l’Université de Sherbrooke et de la Chambre des notaires du Québec, propose de réfléchir au bilan des 10 ans suivant la réforme du droit animalier de 2015 qui, sur le plan juridique, a fait passer les animaux de choses à êtres sentients.
Pour vous inscrire à l’événement, c’est ici.
15 mai 2026 – Atelier intensif de recherches (sur invitation)
Atelier de recherches sur les animaux offrant un espace de réflexion et de discussion autour de recherches en chantier. L’Atelier vise les recherches touchant les animaux, que ce soit en droit, philosophie, histoire, sociologie, anthropologie, science politique, études culturelles, littérature, ou autres disciplines connexes.
Cet Atelier intensif est pensé comme un moment privilégié pour permettre aux chercheur·euses d’échanger de manière approfondie avec d’autres chercheur·euses sur une recherche en chantier ou un projet de publication, dans un cadre plus intime que celui du colloque principal, tout en favorisant la création de liens durables au sein de la communauté de recherche au sujet des animaux. Il permet aux participant·es de discuter de leurs projets de recherche en petit groupe et de recevoir des commentaires critiques constructifs, en vue de leur préparation à des communications, publications ou présentations de type « job talk ». L’objectif est d’aider les chercheur·euses à raffiner, enrichir et approfondir leurs idées.
Déroulement
La journée de l’Atelier permettra l’étude de quatre textes. Chaque texte fera l’objet d’une séance de discussion qui se déroulera comme suit. Un·e chercheur·euse présentera d’abord brièvement son texte en chantier. Celui-ci sera distribué aux participant·es avant la tenue de l’Atelier, ce qui leur permettra d’en faire la lecture attentive en amont. Un·e répondant·e offrira par la suite ses commentaires sur le texte. Les participant·es de l’Atelier pourront alors commenter, questionner et critiquer de manière constructive la recherche en chantier.
*L’atelier se déroulera cependant en français.

16 mai 2026 – Colloque ouvert au public
8:30 – 9:00 Accueil des participant·es 9:00 – 9:15 Mot d’ouverture 9:15 – 10:15 Regards croisés : réformer le droit animalier en France et au Québec - Sophie Gaillard (SPCA)
- Romy Sutra (Université Toulouse Capitole)
10:15 – 12:15 Réformer les fondements du droit - Virginie Simoneau-Gilbert (Université Queen’s)
- Michaël Lessard (Université de Sherbrooke)
- Hania Kassoul (Université Côte d’Azur)
- Alexandra Popovici (Université de Sherbrooke)
12:15 – 13:30 Dîner 13:30 – 15:00 Réformer la pratique du droit - Marie-Claude St-Amant (Melançon Marceau Grenier Cohen)
- Chloé Surprenant (BFGJ & Morasses Avocats)
- Nicolas Morello (Communauté Droit animalier Québec – DAQ)
15:00 – 15:30 Pause 15:30 – 17:00 Les oubliés du droit animalier québécois - Stéphanie Roy (Université de Sherbrooke)
- Gabrielle Perras St-Jean (INRS)
17:00 – 19:00 Réception avec bouchées véganes 
Pour toute question : info@oqda.org
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Table Ronde autour du livre d’Ernest-Marie Mbonda @ Centre de recherche en éthique
14 h 00 – 15 h 30
Le lundi 18 mai 2026, de 14h00 à 15h30, rejoignez-nous pour une table ronde consacrée à l’ouvrage d’Ernest-Marie Mbonda, Pouvoir, droits et justice en Afrique. Essais de philosophie politique appliquée (2024, L’Harmattan), dans le cadre du partenariat entre le Centre de recherche en éthique et le EthicsLab (Université catholique de l’Afrique centrale). La table ronde se tiendra en présence de l’auteur, Ernest-Marie Mbonda (Université catholique d’Afrique centrale), ainsi que des intervenant.es Ryoa Chung (Université de Montréal), Anatole Fogou (Universités, HDR de l’Université de Lille III, École Normale Supérieure, Université de Maroua au Cameroun), Christian Nadeau (Université de Montréal) et Thierry Ngosso (Université catholique d’Afrique centrale).
L’événement se déroulera en format hybride dans la salle 307 du Centre de recherche en éthique, situé au 2910, boulevard Édouard-Montpetit, à Montréal, au Québec. Pour participer via Zoom, c’est ici.
Au plaisir de vous y voir !
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Conférence de Lisa Herzog (Université de Groningen) @ Université de Montréal
12 h 00 – 13 h 30
Vous êtes cordialement invité.es à la troisième conférence du Cycle de conférences sur le travail invisible organisée par la Chaire Ésope en collaboration avec le Centre de Recherche en Éthique. Pour cette troisième conférence, nous avons le plaisir de recevoir Lisa Herzog (Université de Groningen) avec une présentation intitulée « Against Careers ». La conférence aura lieu en anglais.
Résumé: This paper argues against work being organized in “careers,” with individuals being expected, over the years, to climb up a ladder of increasing income, power, and status in one specific area of paid work. This organization of work creates an “ideal biography norm” that disadvantages many groups who cannot fulfil it, e.g. active parents and other groups doing “invisible” work. After defining what I mean by “careers” and what kind of critique I raise against the concept, I briefly set out the historical background of how today’s understanding of careers developed. This shows that many arguments that spoke in favor of careers in the past no longer hold. Today, work being organized as careers threatens at least two sets of values: equality of opportunity, understood across people’s whole life, and value pluralism. As an alternative, and to rescue what still stands from the historical arguments in favor of careers, I suggest a model of “merit without careers,” in which certain functional requirements for jobs remain in place, while giving up the assumption of linearity, leaving behind the “ideal biography norm” as the “normal” case. This would better align the organization of work with the values of equality of opportunity and value pluralism.
L’événement se déroulera le 19 mai 2026 à midi au local 422 du département de philosophie de l’Université de Montréal (2910 Boulevard Édouard-Montpetit, Montréal, QC) en format hybride.
Veuillez-vous inscrire via le lien suivant. Pour participer via Zoom, c’est ici (ID de réunion : 704 532 7051 ; code secret : 9Me2EW).
Le Cycle de conférences sur le travail invisible est une initiative de Denise Celentano (Université de Montréal), titulaire de la Chaire Ésope, en collaboration avec le Centre de recherche en éthique. Pour plus d’informations, veuillez contacter Denise Celentano (UdeM) denise.celentano@umontreal.ca ou Dominic Martin (UQAM) martin.dominic@uqam.ca
Informations générales sur le Cycle de conférences sur le travail invisible : Par « travail invisible » nous entendons l’ensemble des formes de travail qui échappent au modèle traditionnel de l’emploi salarié et qui ne sont pas reconnues, dans un sens monétaire et/ou symbolique, au point que même leur nature de « travail » est souvent contestée. Le travail invisible se déroule derrière les coulisses du travail plus reconnu et valorisé. Vue sa nature « limite » par rapport à nos catégories établies, il sert de prisme pour l’approfondissement de plusieurs enjeux, de la reconnaissance aux dynamiques de ségrégation sociale à la remise en question des suppositions normatives derrière ce qui est censé compter comme « travail ». La notion de travail invisible promet de jeter de la lumière, pour ainsi dire, sur l’ombre des mécanismes de valorisation de la coopération sociale. Ce cycle de conférences ouvertes au public explore le sujet d’une perspective à la fois philosophique et interdisciplinaire.
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Nouvelles recherches en philosophie politique @ McGill University, LEA 429 (mardi) et LEA 937 (mercredi)
26 Mai – 27 Mai Jour entier
Le CRÉ vous convie à un atelier en philosophie politique, organisé par Sari Kisilevsky (Queens College, CUNY).
Participant-es confirmé-es :
Louis-Philippe Hodgson (York University)
Sari Kisilevsky (CUNY, Queens College)
Éliot Litalien (Université de Montréal)
Vida Panitch (Carleton University)
Jonathan Peterson (Rice University)
Sandra Raponi (Merrimack College)
Juliette Roussin (Université Laval)
Patrick Turmel (Université Laval)
Kristin Voigt (McGill University)*Les présentations et discussions se tiendront principalement en anglais.
Inscrivez-vous ici!
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David J. Holroyd (University of Sheffield) @ Salle 309, CRÉ, mode hybride
12 h 00 – 13 h 30
Le CRÉ, le Social Justice Centre (SJC) et le Groupe de recherche en éthique environnementale et animale (GRÉEA) reçoivent David J. Holroyd (University of Sheffield), qui offrira une présentation intitulée Navigating the Leviathan: A Skeptical Ethos for Animal Politics.
Résumé
Au sein de la politique animale contemporaine, l’État est fréquemment présenté comme le principal vecteur de justice, les animaux étant envisagés comme la « prochaine frontière » de l’intégration par l’octroi de droits juridiques et de représentation. Or, cette approche extensionniste tend à négliger le rôle historique de l’État dans la facilitation de l’exclusion systémique et de la subordination politique des animaux non humains. Dès lors, comment les chercheuses et chercheurs animalistes devraient-ils se positionner à l’égard de l’État?
Cette présentation propose d’adopter à l’égard de l’État un ethos sceptique, qui dépasse l’alternative entre l’optimisme étatiste et le rejet anarchiste. L’exposé met en lumière trois traits centraux de cette orientation :
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Reconnaître les réalités historiques : les projets de construction étatique ont, historiquement, produit de nombreuses injustices envers les animaux, ce qui mine le potentiel émancipateur qu’on attribue souvent à l’État.
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Composer avec des institutions imparfaites : les complexités politiques doivent être abordées au cas par cas, puisqu’un rejet catégorique des approches étatiques peut exposer les animaux à des injustices plus graves.
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Élargir l’imagination politique : pour envisager des formes radicales de politique au-delà du statu quo anthropocentrique, il faut sortir d’un cadre exclusivement étatiste de l’action politique.
En cultivant un ethos sceptique, les chercheuses et chercheurs (et les militant-es) peuvent dépasser des dogmes bien ancrés et découvrir des modes d’engagement politique avec le Léviathan plus fiables, plus nuancés et plus efficaces.
Biographie:
David John Holroyd est doctorant en théorie politique à l’Université de Sheffield, financé par le White Rose College of Arts and Humanities. Ses recherches portent, de manière générale, sur les thèmes de la justice animale, du pouvoir étatique, de l’identité sociale et du rôle des idées universitaires dans le débat public.
Animation:
Juliette Roussin (Université Laval).
Pour y participer via Zoom, c’est ici (ID de réunion: 704 532 7051 ; Code secret: 9Me2EW).
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10e édition du colloque annuel sur la théorie de la justice sociale @ Université Concordia
28 Mai – 29 Mai Jour entier
Atelier annuel de recherche intensive
L’objectif du colloque annuel sur la théorie de la justice sociale est de permettre une exploration soutenue de la théorie de la justice sociale. Il aborde des sujets tels que l’articulation des idéaux et des principes de justice économique, politique, raciale, environnementale et culturelle, la critique de l’inégalité, de la domination, de l’exploitation et de l’aliénation, et la mise en lumière des institutions politiques, des pratiques et des processus de transformation susceptibles de favoriser un changement progressif.
Les documents de l’atelier seront diffusés à l’avance et la participation implique un engagement à lire les documents à l’avance.
Cet atelier est organisé par Pablo Gilabert et Peter Dietsch, en association avec le Social Justice Centre (Université Concordia), le Centre de recherche en éthique (Université de Montréal) et le Département de philosophie de l’Université de Victoria.
La 10e édition de cet atelier de recherche intensive aura lieu les 28 et 29 mai 2026 dans la salle MB 14.250 au Pavillon John Molson de l’Université Concordia, situé au 1450, rue Guy, à Montréal, au Québec.
L’atelier se déroulera en personne. Le nombre de places est limité et l’inscription est requise. Si vous souhaitez participer, veuillez contacter Christiane Bailey à l’adresse suivante avant le 1er mai : sjc@concordia.ca.
Conférencier·ère·s :
- Peter Dietsch (Université de Victoria) et Thomas Rixen : « How to Catalyse the Green Transition: Insulation, Expansion, and the Politics of Distribution »
– Commentateur : Matthias Fritsch (Université Concordia) - Pablo Gilabert (Université Concordia) : « Why We Should Support Working Artists »
– Commentateur : Louis-Philippe Hodgson (Université York) - Cristina Lafont (Université Northwestern) : « Inequality and the Human Rights Project »
– Commentatrice : Dominique Leydet (Université du Québec à Montréal) - Sanjay Reddy (New School for Social Research) : “Intergenerational concern in a new key »
– Commentateur : Mauro Rossi (Université du Québec à Montréal) - Gina Schouten (Université Harvard) : « On Educational Opportunity »
– Commentatrice : Andrée-Anne Cormier (École Nationale d’Administration Publique) - Vid Simoniti (Université de Liverpool) : « Democratic control of cultural change through images »
– Commentatrice : Ryoa Chung (Université de Montréal)
Pour plus d’infos, consultez le lien suivant.
- Peter Dietsch (Université de Victoria) et Thomas Rixen : « How to Catalyse the Green Transition: Insulation, Expansion, and the Politics of Distribution »
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Atelier sur la philosophie de la santé mentale @ Université du Québec à Montréal
9 h 30 – 17 h 00
Vous êtes cordialement invité.es à un atelier sur la philosophie de la santé mentale, prévu le 28 mai 2026, de 9h30 à 17h00. L’événement aura lieu dans la salle W-5305 du Pavillon Thérèse-Casgrain de l’Université du Québec à Montréal, située au 455, boulevard René-Lévesque Est, à Montréal.
Programmation :
Séance du matin, présidée par Anne-Marie Gagné-Julien (Université Laval)
- 9h30 – 9h40 : Mot d’ouverture
- 9h40 – 10h25 : Sandrine Renaud (Université du Québec à Trois-Rivières), « Injustices Experienced by Adults Diagnosed with Psychotic Disorders in Mental Health Care: A Scoping Review »
- 10h25 – 10h30 : Pause
- 10h30 – 11h15 : Axel Constant (Université de Sussex), « The participatory stance: A veritistic social epistemology for patient knowledge »
- 11h15 – 11h20 : Pause
- 11h20 – 12h05 : Shannon Mahony et Owen Chevalier, « Beyond listening: epistemic conflict in anorexia nervosa and the participatory solution »
- 12h05 – 13h30 : Dîner
Séance de l’après-midi (I), présidée par Luc Faucher (Université du Québec à Montréal)
- 13h30 – 14h15 : Ian Gold (Université McGill), « Devices and Delusions: James Tilly Matthews and the Air Loom »
- 14h15 – 14h20 : Pause
- 14h20 – 15h05 : Alexandre Poisson (Université du Québec à Montréal), « Autistic Expertise Matters: from Participatory Autism in Research to a Participatory Philosophy of Autism »
- 15h05 – 15h20 : Pause
Séance de l’après-midi (II), présidée par Ian Gold (Université McGill)
- 15h20 – 16h05 : Matthew Valiquette (Université McGill), « Towards a Culture of Quantification: Machine-Learning in Mental Health »
- 16h05 – 16h10 : Pause
- 16h10 – 16h55 : Florence Legault, « Epistemic injustices in healthcare: rethinking the agency of individuals diagnosed with borderline personality disorder through an enactive and ecological view of cognition »
- 16h55 – 17h00 : Mot de clôture
La date limite d’inscription est fixée au dimanche 24 mai 2026. Pour vous inscrire, veuillez scanner le code QR ci-dessous.

*Veuillez noter que l’atelier se déroulera principalement en anglais.
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Troisième séance – Séminaire des boursier-es d’études supérieures du CRÉ @ Salle 309, CRÉ, mode hybride
13 h 30 – 15 h 00
Vous êtes invité-es à la troisième séance de l’édition 2025-2026 du Séminaire des boursier-es d’études supérieures du CRÉ.
À l’occasion de cette séance, France Lacharité et Nohémi Bokuma présenteront leurs projets de recherche. Chaque présentation durera environ 20 minutes et serait immédiatement suivie d’une discussion d’environ 25 minutes.
L’objectif du Séminaire est d’offrir à nos boursier-es des conseils et des critiques constructives afin de les aider à renforcer leur projet de recherche. Il s’agit également de leur donner l’occasion de s’exercer à livrer une présentation selon un format comparable à celui des colloques universitaires. Nous espérons que vous serez nombreuses et nombreux à participer à cette activité, que nous souhaitons particulièrement formatrice!
Au programme :
1) 15h00 – 15h45 – Présentation de France Lacharité, doctorante en études du religieux contemporain à l’Université de Sherbrooke, travaillant sous la direction de Bertrand Lavoie, Marc Dumas et Louise La Fontaine.
Composer avec la finitude: limites, vulnérabilités et sens dans les soins de fin de vie pédiatriques
En décembre 2015, la Loi concernant les soins de fin de vie est entrée en vigueur au Québec et a reconnu l’aide médicale à mourir (AMM) comme un soin de fin de vie pour certaines personnes de 18 ans et plus. Après plus de10 ans d’application de la loi, l’acceptation sociale croissante et la diminution des réticences du corps médical ont suscité des discussions sur l’expansion de l’AMM à d’autres groupes, y compris certains mineurs. Dans une perspective plus large, la question de l’AMM soulève plusieurs enjeux, notamment celui du rapport à la vie et à la mort.
Aborder la mort en soi est difficile, mais cela devient encore plus complexe lorsqu’il s’agit de celle d’un enfant. Dans ce contexte, la mort d’un enfant amène les soignants à vivre des émotions et à faire face à différentes limites (légales, déontologiques, morales ou éthiques). Ils se trouvent ainsi confrontés à leur propre vulnérabilité, ce qui peut faire surgir des questions éthiques, morales et de sens.
Cette communication a pour objectif de vous présenter des résultats préliminaires issus d’une recherche qualitative menée dans un hôpital pédiatrique québécois, s’appuyant sur des observations de type shadowing effectuées auprès de cinq professionnels de la santé et sur une cinquantaine d’entretiens semi-dirigés avec différents types de soignants.
Les premières analyses mettent en lumière les échanges avec les familles et les défis qui émergent lorsque des questions sur le temps, l’espoir et le sens surviennent à l’approche de la fin de vie. Elles mettent également en évidence certains besoins du personnel soignant lors de leur accompagnement en fin de vie pédiatrique.
2) 15h45 – 16h30 –Présentation de Nohémi Bokuma, étudiante à la maîtrise en science politique à l’Université Concordia travaillant sous la direction de Dre Stephanie Paterson et Dr Jonathan Martineau.
Examiner et identifier les lacunes des politiques canadiennes et la manière dont elles interagissent avec la violence numérique fondée sur le genre
La violence numérique fondée sur le genre au Canada est en hausse et se matérialise même au-delà de l’Internet et dans notre monde réel. Alek Minassian a été reconnu coupable d’une attaque à la camionnette à Toronto en 2018. Celui-ci a été décrit comme étant l’incident le plus meurtrier lié au mouvement incel (Beckett 2021), un sous-groupe du réseau de la manosphère, où des groupes d’hommes sont persuadés « que les femmes utilisent leur pouvoir sexuel pour dominer socialement » (Basu 2020). Ainsi, à travers une analyse de cette dimension émergente de la violence misogyne numérique, ce mémoire de recherche du second cycle examinera comment les politiques canadiennes interagissent avec la violence numérique fondée sur le genre et avec la radicalisation sexiste des jeunes hommes en ligne, et critiquera également les technologies qui facilitent la violence numérique fondée sur le genre. La question principale se crée à partir de l’observation suivante: les sentiments partagés par certains internautes, soit le sentiment de faire partie d’une communauté, la liberté et l’anonymat et les « différences entre les web hosts » (Ganesh 2018, 38) et l’absence de réglementation unifiée, le tout fragilisant la sécurité numérique des femmes. Alors, en permettant alors aux groupes tels que ceux issus de la manosphère de migrer d’une plateforme à une autre, échappant ainsi à la menace de fermeture de leur communauté numérique et maximisant leur promotion d’une culture numérique misogyne, on remarque alors une vulnérabilisation de la sécurité numérique des femmes.
À travers cette analyse, les questions suivantes émergent, soit sur l’éthique derrière les pratiques courantes (et les politiques qui les gouvernent) des plateformes telles que Reddit, 4Chan, Meta et X (Twitter), la gouvernance et l’éthique des technologies avancées et de l’intelligence artificielle de ces plateformes et finalement, la question du pouvoir acquis et du profit généré par ces compagnies au détriment des femmes.
Animation : Ryoa Chung (UdeM).
Pour y participer par Zoom, c’est ici (ID de réunion: 704 532 7051; Code secret: 9Me2EW).


